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Taekwondo : La Fédération victime de son succès

« Le succès ne se mesure pas au nombre d'amis que l'on se fait, mais au nombre d'ennemis », disait le poète et écrivain français, Jean-Marc Rives. Bamba Cheick Daniel, le président de la Fédération ivoirienne de taekwondo et son comité directeur l’apprennent à leurs dépens.

Depuis qu’ils ont hissé la Côte d’Ivoire sur le piédestal du taekwondo mondial, ils ont le sommeil troublé, persécutés par certains anciens compagnons abandonnés en cours de route.

Ces derniers avaient créé une dissidence dans la foulée du sacre de Cissé Cheick Sallah aux Jeux olympiques de Rio, en 2016. Vouée à l’échec et sommée, par les autorités nationales et la fédération internationale, de disparaître, cette dissidence n’a pas dit son dernier mot. Ces derniers temps, elle est revenue à la charge pour tenter de saboter le gros œuvre réalisé par l’équipe fédérale.

Les membres de cette dissidence partent d’une affaire où la famille de feu Alloh Batafoé a saisi le tribunal pour dénoncer le fait que toute la parcelle de Cocody Washington où est bâti le palais de taekwondo serait leur propriété depuis près de 40 ans, pour accabler la fédération et son président. Ils accusent la fédération d’avoir acquis frauduleusement la parcelle appartenant à la famille de feu Alloh Batafoé. « La défense de Bamba Cheick a tenté de ‘’tuer’’ le litige dans l’œuf en brandissant l’irrecevabilité de la requête des Batafoé pour défaut de qualité à agir, forclusion et incohérences relevées dans les prétentions des requérants », écrit le porte-parole des dissidents, sur les réseaux sociaux.

L’auteur va même jusqu’à porter atteinte à l'honneur du président Bamba Cheick Daniel, ancien ministre de la République, préfet hors grade et actuel directeur général de l’Agence foncière rurale (Afor), qu’il accuse de faire du faux. Pour un litige qui n’en est, en réalité, pas un ; puisque c’est de notoriété publique, l’État de Côte d’Ivoire a morcelé la parcelle et a rétrocédé les lots à d'autres demandeurs dont la Fédération ivoirienne de taekwondo (Fitkd), la Cour suprême, l'Office national de la protection civile, l'Institut national de la statistique et même à des particuliers. On se souvient que les 850 familles qui occupaient l’ex-bidonville Washington, rasé en 1997, avaient été relogés du côté de Biabou, dans la commune d’Abobo. Bref. Comment aimer un sport qu’on veut diriger et vouloir dans le même temps le détruire ?

Au moment où la communauté de taekwondo-in attend impatiemment que le Centre sportif, culturel et des Tic qui porte le nom Alassane Ouattara livré par le peuple de la Corée à la Côte d’Ivoire soit inauguré pour en jouir, l’action des anciens dissidents est diversement interprétée. « Ce sont les membres de l'ex-comité ad hoc qui cherchent à positionner un des leurs pour les prochaines échéances électorales. Pour eux, la précampagne signifie dénigrement, délation, mensonge, etc. L'objectif final est de déceler des failles afin de les brandir aux électeurs, le moment venu, face au candidat Bamba Cheick Daniel ou à un candidat de son choix, au cas où il ne rempilerait pas pour un autre mandat », confie Me Siaka Anzoumana, secrétaire général de la fédération.

Depuis 2009, Bamba Cheick et son équipe ont mis la barre très haut, avec une médaille d’or et une de bronze aux Jeux olympiques de Rio de Janeiro en 2016, du jamais vu auparavant. Sans oublier le titre de champion du monde de Ruth Gbagbi, les finales de Grands prix mondiaux remportées en 2017 par Cissé Cheick (-80 Kg) ; Ruth Gbagbi, en 2019 (-67Kg Dames). Depuis donc, ils sont combattus.

La Côte d’Ivoire, en l’espace de quelques années, est devenue la plaque tournante de la discipline. Ce qui lui vaut un centre sportif de dernière génération offert par la République de Corée. Une manière d’encourager le pays à promouvoir davantage cet art martial devenu un instrument de diplomatie par excellence.

A un an de la fin de son règne, le président Bamba Cheick Daniel attend plutôt qu’on lui propose de bien meilleures idées que ces actions sporadiques qui ne grandissent pas leurs auteurs.

 

 

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